Drame des Maristes : Incroyable ! les aveux d’Aïda Mbacké qui vont surprendre plus d’un

Libération est en mesure de révéler qu’Aïda Mbacké n’est pas retournée en clinique où elle était internée après son audition vendredi dernier. Selon nos informations, les gendarmes l’ont « confiée » au Centre des grands brûlés, le temps de boucler l’enquête et de la mettre à la disposition du Procureur de la République d’ici la fin de la semaine.

En effet, elle a les mains complètement brûlées et il serait risqué de la placer en chambre de sûreté pour les besoins de sa garde-à-vue.

Selon nos informations, les enquêteurs ont d’ores et déjà glané plusieurs indices graves et concordants confortant un meurtre prémédité, pour ne pas dire un assassinat. A commencer par les aveux de la mise en cause présumée. Aïda Mbacké a été interrogée une première fois le mercredi 21 novembre dernier dans les locaux de la Brigade de Recherches de Dakar.

Ce jour-là, Libération révélait le jeu trouble des différentes parties du dossier. La clinique panique et appelle les gendarmes qui prennent en charge la patiente. Dès les premières questions des enquêteurs, Aïda, très lucide, passe aux aveux.

Elle explique, presqu’en sanglots, avoir appris d’une de ses copines que Khadim Diop s’est marié avec une ressortissante italienne. L’information l’a mise hors d’elle. et le même jour, elle a attendu que son époux dorme pour jeter sur lui un liquide inflammable avant d’y mettre le feu. Dans la foulée, elle a eu les mains gravement brûlées puisqu’elles ont été en contact avec le liquide.

La mise en cause a avoué s’être emportée, non sans marteler des regrets tardifs. Qui plus est, tout indique que l’information que lui a rapportée sa copine et à cause de laquelle elle a commis l’irréparable, sans même demander des explications à son époux, était fausse. d’autant que personne, y compris la famille de la victime, n’était au courant de la nouvelle. Quoi qu’il en soit, Aïda Mbacké devrait être mise à la disposition du parquet d’ici la fin de la semaine.

Quant à la fille dont elle a accouché alors qu’elle était encore internée, elle a été confiée à la famille de son défunt mari.