L’UE tance le Sénégal dans son rapport annuel sur les droits de l’homme et la démocratie

Sénégal, droits de l’homme, démocratie, Union européenneL’Union européenne (UE) tance le Sénégal dans son rapport annuel sur les droits de l’homme et la démocratie dans le monde 2018. Lequel, repris par Libération, note que « les progrès sont lents dans de nombreux domaines tels que la corruption, les mariages précoces ou les mutilations génitales féminines (MGF). Même si, « dans le contexte de l’évolution dans les pays voisins, la situation général des droits de l’homme reste satisfaisante. »

« La législation et les mesures de protection doivent encore être pleinement mises en œuvre ou améliorées (code de la famille), par exemple) tandis que la législation punitive en vigueur sur les LGBTI ne sera probablement pas traitée. La législation et les coutumes sociales continuent d’entraver l’accès des femmes aux services de santé, à l’éducation, aux emplois, à la terre, au crédit et à la justice, en particulier dans les zones rurales. La violence sexuelle à l’égard des femmes et les pratiques néfastes telles que les MGF, les mariages précoces persistent », indique le document. Lequel déplore « la situation alarmante concernant les enfants des rues dont beaucoup sont des élèves d’écoles coraniques (talibés), bien que le Sénégal ait ratifié les principales conventions sur les droits de l’enfant. »

« La liberté de réunion limitée »

En outre, pointe le rapport de l’UE, « des efforts ont été déployés pour améliorer les mauvaises conditions de détention dans les prisons sénégalaises mais la surpopulation carcérale et les longues détentions préventives restent fréquentes. »

Abordant la fumeuse question des élections, l’UE remet en cause l’arrêté Ousmane Ngom. « Dans la période précédant l’examen présidentiel de février 2019, plusieurs aspects controversés du processus préparatoire ont entrainé une méfiance politique. Bien que l’espace pour la liberté d’expression et de réunion reste ouvert, les dispositions légales concernant la liberté d’expression incluent des définitions vagues et des pouvoirs étendus de l’exécutif, qui pourraient être utilisés à des de manière restrictive. La liberté de réunion est limitée par une décision administrative spécifique interdisant les manifestations dans le centre de Dakar, où se trouvent les principales institutions nationales. »