Deux jours de tragédies dans les Alpes : 7 morts en 24 heures

Sept morts en 24 heures sur les 4 000 des Alpes, un bilan désastreux qui pointe à nouveau du doigt les conditions de sécurité en montagne, sur lesquelles – comme le disent les experts – il faut désormais planifier les randonnées et les ascensions comme si la saison estivale était déjà au zénith à la mi-juin.

Le premier décès a été enregistré vendredi près de 4 061 mètres au sommet du Gran Paradiso (Valle d’Aosta), où trois alpinistes trentins ont trouvé la mort, mais samedi d’autres incidents ont provoqué au total quatre morts supplémentaires.

L’incident du 12 juin

Vendredi dernier, le 12 juin, trois alpinistes, dont deux Italiens, sont morts probablement en chutant de la paroi nord du Gran Paradiso (sommet à 4061 mètres). On sait qu’ils étaient partis du refuge Federico Chabod, en Valsavarenche (à 2750 mètres) vers 03:00 le 12 juin en direction du sommet.

Mais à 19:30, les proches ont appelé le centre unique de secours 112 et un hélicoptère a retrouvé les victimes grâce à un localisateur GPS. Avant ce signalement, personne n’avait donné l’alerte, car personne n’avait assisté à l’incident.

Étant donné que les corps ont été retrouvés au pied de la paroi, on suppose que l’un des membres est glissé entraînant les autres, mais la dynamique exacte de l’incident fait toujours l’objet d’enquêtes des gendarmes du Sagf d’Entrève. Les causes précises, donc, restent à établir.

Les incidents du 13 juin

Malheureusement, dans la journée d’hier, quatre autres morts ont été enregistrées dans les Alpes. Le matin, en effet, deux alpinistes ont été frappés par une coulée de pierres alors qu’ils montaient le Mont Maudit (4 465 mètres), sur le territoire français du massif du Mont Blanc.

Et après quelques heures, toujours dans cette zone (sperone della Brenva, 4 410 mètres), un autre alpiniste a perdu la vie. Cette fois, avec lui se trouvait une femme restée indemne, qui a été récupérée en hélicoptère sur la crête et qui a donné l’alerte.

Mais presque en même temps, sur le Cervin (4 478 mètres) un autre grimpeur, pour des causes encore à clarifier, est soudainement tombé alors qu’il se trouvait sur le Pic Tyndall, le long de la voie normale italienne. Tout comme pour le précédent, son compagnon de montée, resté au refuge Capanna Carrel parce qu’il était fatigué, a assisté à la chute avec l’aide d’un guide de haute montagne, qui a appelé les secours.

Quelles en sont les causes?

Les causes de ces tragédies restent en grande partie à reconstituer dans les détails, mais quelque chose est plutôt clair, et cela pointe du doigt le réchauffement climatique.

Il faut tenir compte que nous sommes un peu en avance sur la saison à cause d’un enneigement assez faible – rapporte à l’Ansa le directeur des secours en montagne valdôtains – Donc, si nous voulons organiser des sorties, nous devons calculer que c’est comme si nous étions vers la mi-fin juillet

Que la terre vous soit légère.

Sources : Ansa / Emergenza24/X

Astrid Ménard

Astrid Ménard

Formée au journalisme et à l’éthique environnementale, j’écris pour dakorsen.com pour donner une voix à celles et ceux qui, partout en France et ailleurs, œuvrent pour la défense du vivant. À travers mes enquêtes et mes reportages, je cherche à éclairer les enjeux cachés de la crise écologique et à raconter des trajectoires de résistance et d’espoir.