France: plusieurs victimes dans une attaque au couteau à Nice

Trois personnes sont mortes ce jeudi matin dans une attaque à l’église Notre-Dame, selon un porte-parole de la police nationale. Plusieurs autres personnes ont été blessées. L’auteur de l’agression a été blessé et interpelé, selon la même source. Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, a organisé une réunion de crise place Beauvau à Paris. Le parquet antiterroriste a été saisi de l’enquete.

Trois personnes ont été tuées, dont au moins une égorgée, et plusieurs blessées ce jeudi matin à Nice lors d’une attaque au couteau dont l’auteur a été interpelé par la police, selon un nouveau bilan de source policière. Deux personnes, un homme et une femme, ont été tuées dans l’église Notre-Dame et une troisième, sérieusement blessée, est décédée dans un bar proche où elle s’était réfugiée.

Le parquet national antiterroriste (Pnat) a ouvert une enquête pour « assassinat et tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste » et « association de malfaiteurs terroriste criminelle ». Elle a été confiée à la Direction centrale de la police judiciaire et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Réunion de crise au ministère de l’Intérieur

Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé sur Twitter la tenue d’une « réunion de crise » à Paris, tandis que l’Assemblée nationale a décidé d’observer une minute de silence en solidarité à l’égard des victimes et de leurs proches.

Le Premier ministre Jean Castex a quitté l’Assemblée nationale où il était venu préciser les dispositions décidées pour la mise en place du reconfinement pour se rendre à la cellule de crise mise en place au ministère de l’Intérieur après l’attaque au couteau qui a fait deux morts à Nice ce matin.

Emmanuel Macron se rendra en fin de matinée à Nice. Le chef de l’État était attendu auparavant à la cellule de crise mise en place au ministère de l’Intérieur.

« Je ne peux, une nouvelle fois dans les circonstances très difficiles que notre pays traverse, dans les épreuves qu’il subit, qu’appeler l’ensemble de la représentation nationale à l’unité et à la cohésion », a dit le chef du gouvernement aux députés.

« Trop c’est trop, il est temps maintenant que la France s’exonère des lois de la paix pour anéantir définitivement l’islamo-fascisme de notre territoire », a lancé de son coté Christian Estrosi. Le maire de Nice demande que « toutes les églises soient mises sous surveillance ou fermées, ainsi que tous les autres lieux de culte de la ville ».

« Je ne peux que condamner avec force la lâcheté de ce geste contre des personnes innocentes », a déclaré dans un communiqué à l’AFP Abdallah Zekri, délégué général du Conseil français du culte musulman (CFCM), après cette attaque qui survient moins de deux semaines après la décapitation d’un enseignant, Samuel Paty, à Conflans-Sainte-Honorine, dans les Yvelines.

Nice a déjà été endeuillée par un attentat le 14 juillet 2016 sur la promenade des Anglais qui avait fait 86 morts. Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, un Tunisien de 31 ans, avait fauché au volant d’un camion de location enfants, familles nombreuses et touristes étrangers, en 4 minutes, avant d’être abattu par les forces de l’ordre.

rfi