Un échantillon prélevé à la fontaine publique de la via Carlo Cattaneo a suffi à couper l’alimentation en eau dans la moitié de la ville. La commune de Viterbo a signé une ordonnance de non-potabilité pour les zones desservies par le réseau d’eau « Centre 480 », après que le paramètre des entérocoques est sorti des limites légales. Cette non-conformité a été certifiée par Arpa Lazio dans son rapport d’analyse, transmis le 4 juin par l’Asl à la commune et au gestionnaire Talete.
Les zones concernées
La mesure concerne les zones alimentées par le réservoir 480, qui englobent en tout ou en partie les quartiers Cappuccini, Murialdo, Pila, Barco, Grotticella, Mazzetta, Pietrare, Ponte dell’Elce, ainsi que les zones de la Cassia sud, rue Filante et rue Buon Respiro. Le périmètre exact ne coïncide pas toujours avec les limites des quartiers, c’est pourquoi nous vous recommandons de consulter la carte jointe à l’ordonnance (que vous trouverez en fin d’article) pour comprendre si votre domicile se situe ou non dans la zone soumise à l’interdiction.
Ce qui peut être fait et ce qui ne l’est pas
Dans les zones concernées, l’eau ne peut pas être bue; son usage pour l’hygiène domestique reste autorisé, avec une exception, absolument non négligeable, qui concerne le brossage des dents, strictement exclu. Pour préparer et/ou laver les aliments, en revanche, l’eau devra être bouillie au préalable pendant au moins 10 à 15 minutes.
Mesures et rétablissement
Talete, gestionnaire du service hydro intégré de l’Ato 1 Viterbo, devra adopter d’urgence les corrections nécessaires pour ramener le paramètre dans les limites. L’ordonnance municipale n° 21 du 4 juin 2026 restera en vigueur jusqu’au rétablissement de la conformité, qui devra être confirmé par de nouveaux échantillons favorables; puis la levée de l’interdiction sera communiquée rapidement à la population.
Focus : qu’est-ce que les entérocoques
Les entérocoques constituent un groupe de bactéries qui vivent normalement dans l’intestin de l’homme et des animaux à sang chaud. Les trouver dans l’eau du robinet n’est toutefois pas normal et leur éventuelle présence est considérée comme l’indicateur premier d’une contamination fécale récente. En termes simples, s’ils apparaissent dans les analyses, cela signifie que l’eau est entrée en contact avec des matières fécales et pourrait donc véhiculer d’autres microorganismes pathogènes, virus ou parasites.
Le cadre réglementaire se réfère au décret législatif 18/2023, qui transpose la directive européenne 2020/2184 sur les eaux destinées à la consommation humaine, situe les entérocoques intestinaux et Escherichia coli parmi les indicateurs primaires de contamination fécale, véritables signaux d’un danger potentiel pour la santé. Pour les deux, la valeur du paramètre est de zéro sur 100 millilitres; par conséquent toute présence constitue une non-conformité.
Les dangers
Pourquoi tant d’attention sur ces bactéries en particulier? Pour deux raisons:
Il faut dire que, en l’absence d’événements extraordinaires, il est peu probable que l’eau du réseau atteigne des concentrations telles qu’elles atteignent la dose infectante et c’est exactement pour cela que les ordonnances comme celle de Viterbo ont une nature précautionneuse, car on intervient avant que le risque ne se concrétise, et non après.