Plus de 4 000 mètres carrés de terrain occupés par des déchets, environ 20 tonnes de matériaux abandonnés, parmi des carcasses de voitures, des bateaux hors d’usage, des bouteilles de gaz, des huiles usagées, des batteries et des déchets de construction. C’est le bilan d’un nouvel outrage environnemental découvert au sein de l’une des zones naturelles les plus précieuses d’Italie: le Parc du Delta du Pô.
La décharge illégale a été identifiée grâce à une activité de surveillance qui a combiné des contrôles aériens, navals et terrestres. Des survols en hélicoptère, des observations par les unités navales et des vérifications sur le terrain ont permis d’identifier ce qui, selon les enquêteurs, aurait été utilisé comme une véritable zone de stockage illégal de déchets, y compris des matériaux classables comme spéciaux et dangereux.
Les images émergentes lors des perquisitions présentent un tableau inquiétant. À l’intérieur de l’habitation présente sur le site, des bombole de gaz, des huiles lubrifiantes usagées, des batteries et d’autres matériaux potentiellement polluants étaient accumulés. À l’extérieur, en revanche, une étendue de débris: d’antiques bateaux, moteurs nautiques, carcasses de voitures et des tas de matériaux provenant de travaux de démolition et de rénovation.
Particulièrement préoccupant est l’impact potentiel sur l’environnement environnant. Les techniciens de ARPA Veneto, intervenus lors des opérations, vérifient en effet d’éventuelles contaminations du sol et de la nappe phréatique. Sur le site auraient été retrouvés des carburants et des huiles conservés dans des contenants dépourvus des garanties de sécurité nécessaires, avec le risque de dispersion dans le sol. Selon ce qui a été appris du communiqué de la GdF, pour mettre en sécurité la zone il a également été nécessaire l’intervention des pompiers, appelés à gérer la présence de nombreuses bouteilles de GPL, de méthane et d’acétylène abandonnées au milieu des déchets.
Selon les enquêteurs, les propriétaires des terrains seraient dépourvus des autorisations prévues par la réglementation environnementale et ne seraient pas en mesure de démontrer la traçabilité des déchets présents dans la zone. Pour cette raison, ils ont été dénoncés pour abandon de déchets, y compris les déchets dangereux. L’ensemble de la zone a été mis sous séquestre et, au terme des vérifications, les responsables devront procéder au retrait des matériaux et à la dépollution du site.
Encore une fois, donc, une zone d’une valeur écologique extraordinaire se retrouve sous pression à cause de pratiques illégales qui mettent en danger l’habitat, la biodiversité et les ressources naturelles. Un dommage qui, dans des contextes sensibles comme celui du Delta du Pô, ne concerne pas seulement le paysage mais l’équilibre même d’un écosystème parmi les plus importants de notre pays.
Pour l’instant, la procédure se situe à la phase des enquêtes préliminaires, donc pour les personnes impliquées s’applique le principe de présomption d’innocence jusqu’à une éventuelle condamnation définitive.