Températures mondiales atteindront des niveaux records dans les cinq prochaines années

L’Organisation météorologique mondiale affirme qu’il y a 91 % de chances que les températures moyennes mondiales dépassent de 1,5 °C les niveaux moyens de 1850-1900 au moins une année entre 2026 et 2030.

La Terre est en passe de maintenir son réchauffement à des niveaux proches des records au cours des cinq prochaines années, alors que les chances de maintenir les températures mondiales sous l’objectif de 1,5 °C de l’Accord de Paris s’estompent.

La dernière édition d’un rapport annuel sur l’état du climat, publiée par l’Organisation météorologique mondiale (OMM), prévoit que les températures moyennes annuelles près de la surface soient comprises entre 1,3 °C et 1,9 °C au-dessus de la moyenne de la période 1850-1900, soit de la période préindustrielle, d’ici 2030. La température moyenne près de la surface mondiale désigne la moyenne combinée des températures de l’air près de la surface terrestre et des températures de surface de la mer.

L’agence onusienne a également indiqué qu’il y a 91 % de chances que les températures moyennes mondiales dépassent de 1,5 °C les niveaux moyens de 1850-1900 au moins une année entre 2026 et 2030.

Bien que cela ne signe pas une rupture permanente du seuil critique, que les scientifiques disent être mesuré sur des décennies, cela envoie un avertissement clair à l’humanité : nous approchons du point de non-retour bien plus rapidement que prévu.

Au-delà de 1,5 °C de réchauffement global, les experts avertissent que des points de bascule critiques seront franchis, entraînant des conséquences dévastatrices et potentiellement irréversibles pour plusieurs systèmes terrestres vitaux qui soutiennent une planète habitable, tels que la montée du niveau de la mer, des vagues de chaleur plus intenses, des tempêtes plus violentes et des perturbations des écosystèmes et de la biodiversité.

Le rapport, qui a été produit par le Met Office du Royaume‑Uni, indique également qu’il y a 86 % de chances que l’une des cinq prochaines années dépasse les records modernes pour devenir l’année la plus chaude de l’histoire. Actuellement, 2024 occupe la première place, tandis que la décennie écoulée concentre les dix années les plus chaudes jamais enregistrées.

Le retour des conditions d’El Niño cet été augmente les chances que 2027 devienne la prochaine année record, selon les scientifiques.

Le phénomène climatique mondial, qui survient en moyenne tous les deux à sept ans, est associé au réchauffement des températures de surface de la mer dans le Pacifique tropical central et oriental. Lorsqu’il se produit, les vents d’est en ouest cessent de souffler, maintenant dans l’air plus chaud que la normale les parties orientales et centrales du Pacifique tropical, ce qui fait temporairement monter les températures moyennes mondiales. Combinés au changement climatique d’origine humaine sur le long terme, ces schémas climatiques poussent fréquemment les températures mondiales à des niveaux record.

Les puissants déplacement des vents et des températures de l’eau dans le Pacifique peuvent aussi transformer les modes climatiques mondiaux, augmentant la probabilité de sécheresses sévères dans des régions comme l’Australie et l’Asie du Sud-Est et de fortes inondations dans certaines parties des États‑Unis et de l’Afrique de l’Est. 

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Astrid Ménard

Astrid Ménard

Formée au journalisme et à l’éthique environnementale, j’écris pour dakorsen.com pour donner une voix à celles et ceux qui, partout en France et ailleurs, œuvrent pour la défense du vivant. À travers mes enquêtes et mes reportages, je cherche à éclairer les enjeux cachés de la crise écologique et à raconter des trajectoires de résistance et d’espoir.