Les États bleus poursuivent Trump pour un accord d’un milliard de dollars visant à mettre fin à un parc éolien en mer

Dans le cadre d’un accord dévoilé en mars, le ministère de l’Intérieur s’est engagé à rembourser à TotalEnergies 928 millions de dollars, soit la somme que le groupe a versée à l’administration Biden pour des baux dans les eaux fédérales destinés à la construction de fermes éoliennes offshore au large de New York et de Caroline du Nord.

Sept États américains dirigés par les démocrates poursuivent l’administration Trump au sujet d’un accord d’un milliard de dollars avec le géant pétrolier français pour mettre fin à un projet éolien en mer.

Dans le cadre de l’accord annoncé en mars, le ministère de l’Intérieur rembourserait à TotalEnergies 928 millions de dollars, soit le montant que le groupe a versé à l’administration Biden pour des baux dans les eaux fédérales destinés à la construction de fermes éoliennes offshore au large de New York et de Caroline du Nord. TotalEnergies, l’une des six plus grandes compagnies pétrolières mondiales (« supermajor ») et l’un des vingt plus grands émetteurs historiques de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique, a promis de réinvestir ensuite cet argent dans des projets pétroliers et gaziers au Texas et ailleurs dans le pays.


Attorney General of New York Letitia James.

Le projet de New York devait générer 25,6 milliards de dollars de bénéfices économiques pour l’État sur ses 25 ans de vie, y compris 10 milliards d’économies sur les factures d’énergie des New-Yorkais, selon le communiqué. Il était aussi prévu de créer environ 1 716 nouveaux emplois à New York.

L’accord avec TotalEnergies n’était qu’un des nombreux essais de l’administration Trump visant à éliminer le développement des énergies éoliennes dans le pays. L’administration avait invoqué des préoccupations de sécurité nationale non divulguées lorsqu’elle ordonna, en décembre, l’arrêt des travaux sur cinq autres parcs éoliens le long de la côte est. Des juges fédéraux ont depuis statué, rejetant les arguments de sécurité nationale de l’administration et ordonnant la reprise des travaux. Un juge a qualifié la suspension d’« arbitraire et capricieuse ».

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Astrid Ménard

Astrid Ménard

Formée au journalisme et à l’éthique environnementale, j’écris pour dakorsen.com pour donner une voix à celles et ceux qui, partout en France et ailleurs, œuvrent pour la défense du vivant. À travers mes enquêtes et mes reportages, je cherche à éclairer les enjeux cachés de la crise écologique et à raconter des trajectoires de résistance et d’espoir.