Rome lance le premier plan canicule italien : 50 millions d’euros pour refuges climatiques, arbres et aides aux personnes vulnérables

Face à des étés de plus en plus torride et à des vagues de chaleur de plus en plus fréquentes, Rome présente le premier « Plan Chaleur » d’Italie : une stratégie qui associe arbres, dépavement, refuges climatiques, fontaines, ombrage et services d’assistance pour protéger les habitants et les quartiers des effets des températures extrêmes.

Selon le nouveau rapport climatique réalisé par Rome Capitale avec le soutien scientifique du Centre Euro-Méditerranéen sur les Changements Climatiques (CMCC), 2025 a été la troisième année la plus chaude depuis 1991, tandis que 2024 demeure la plus chaude jamais enregistrée. Les nuits tropicales augmentent également, atteignant le chiffre de 101, et les journées froides diminuent progressivement.

L’augmentation des températures est aggravée par le phénomène de l’île de chaleur urbaine, causé par l’accumulation de chaleur produite par l’asphalte, les bâtiments et la circulation routière. L’objectif du Plan est donc de préparer la ville à des événements extrêmes de plus en plus fréquents, en protégeant surtout les personnes les plus vulnérables et en transformant progressivement les espaces urbains pour les rendre plus vivables en été.

Les trois objectifs du « Plan Chaleur » de Rome

La stratégie vise à atteindre trois résultats principaux :

Pour ce faire, Rome prévoit un investissement de 50 millions d’euros au cours des cinq prochaines années.

Les interventions déjà lancées et celles prévues

Plus de soutien aux personnes fragiles

Une partie importante du Plan concerne la protection des catégories les plus exposées aux risques liés aux fortes températures. Parmi les mesures déjà actives ou en phase de renforcement :

Plus d’arbres et moins de ciment

L’un des piliers du Plan concerne la transformation physique des espaces urbains. Depuis 2022, le patrimoine arboré de la ville s’est accru de 38 000 arbres, et d’autres plantations sont prévues grâce aux fonds du PNRR et aux projets du Département de l’Environnement et des Municipalités.

De plus :

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eau, ombre et rafraîchissement

Le Plan vise également à rendre plus accessibles les points de ravitaillement et les lieux frais pendant l’été. Les actions prévues comprennent :

Le réseau des refuges climatiques

Parmi les nouveautés les plus innovantes se trouve la création d’une carte numérique des dits refuges climatiques, c’est-à-dire des lieux publics et gratuits où trouver du soulagement lors des journées les plus torrides.

Le réseau comprend actuellement :

Il inclut des bibliothèques, des centres pour personnes âgées, des musées gratuits, des salles d’étude, des parcs ombragés, des structures d’accueil, des fontaines publiques, des Maisons de l’Eau et des piscines municipales. L’objectif est d’élargir progressivement le réseau, surtout dans les quartiers les plus vulnérables.

Avec le Plan Chaleur, Rome veut donc devenir un laboratoire national d’adaptation climatique urbaine. La proposition sera désormais soumise à une phase de consultation publique qui impliquera les habitants, les universités, les organismes de recherche, les associations et les entreprises, avant l’approbation définitive par l’Assemblée Capitoline.

Astrid Ménard

Astrid Ménard

Formée au journalisme et à l’éthique environnementale, j’écris pour dakorsen.com pour donner une voix à celles et ceux qui, partout en France et ailleurs, œuvrent pour la défense du vivant. À travers mes enquêtes et mes reportages, je cherche à éclairer les enjeux cachés de la crise écologique et à raconter des trajectoires de résistance et d’espoir.