Ecco le isoterme attese sull’Italia, a circa 1600 metri di altezza, nella serata di venerdì 19 giugno 2026 (mappa ECMWF tratta da Meteored Italia).
Une vague de chaleur intense va s’abattre sur l’Italie exactement en même temps que le solstice d’été, prévu pour dimanche 21 juin, jour où le soleil atteint son point le plus haut dans le ciel. Ce qui inquiète les météorologues n’est pas tellement les valeurs absolues des températures, mais plutôt la durée du phénomène: les modèles mathématiques prévoient que le nord et le centre de l’Italie s’acheminent vers une phase climatique potentiellement record en matière de persistance.
La cause météorologique
Selon le météorologue Luca Lombroso, de Meteored Italia, un vaste anticyclone se renforce sur l’Europe centro-occidentale, apportant dimanche une pression de 1025 hPa sur le Nord de l’Italie. En altitude se conjuguent plusieurs facteurs: la coupole subtropicale de l’anticyclone africain, une légère doline à l’ouest de l’Espagne, le réchauffement par compression de l’air (subsidence) et, bien entendu, le soleil au zénith de la saison. Avec une température convective autour de 36°C, les conditions seront réunies pour des orages de chaleur dont la base des nuages sera très élevée dans les régions du nord.
Vendredi 19 : une journée d’été à son apogée
Le ciel restera dégagé sur l’ensemble de la péninsule, avec un développement des nuages cumulus essentiellement limité aux reliefs alpins et appennins, endroits où subsisteront de possibles orages de chaleur, brèves mais intenses. Les minimales nocturnes demeureront au-delà des 20°C, et les maxima pourraient atteindre 38°C dans le Centre-Nord et 34°C au Sud.
Le weekend du solstice: chaleur étouffante
Samedi et dimanche, la chaleur deviendra oppressante dans les plaines et les centres urbains intérieurs. Turin et Bologne pourraient approcher les 39°C avec une humidité autour de 40%, des cieux voilés et de la poussière désertique en suspension; Vérone et Pérougia resteront plus faibles (35–36°C) mais avec une humidité plus élevée, ce qui rendra l’afa particulièrement pénible. Lombroso explique qu’au-delà de 36 degrés, la convection s’auto-entretient, mais compte tenu de l’air sec et chaud la base des nuages sera haute: des orages dits « secs » pourraient apparaître, brèves et isolés, avec peu de précipitations, de nombreuses virgas (pluies qui s’évaporent avant d’atteindre le sol) et des rafales de vent soudaines et localement fortes. Samedi, ces phénomènes resteront confinés aux reliefs; dimanche, ils pourraient gagner la plaine du Po, avec un risque de dry microburst.
Début de semaine : l’afa ne cède pas
Lundi et mardi, la chaleur intense se prolongera sur le Centre-Nord. Les modèles s’accordent sur la durée du phénomène mais divergent sur les valeurs: l’ECMWF européen prévoit des pics de 36–38°C avec une légère décrue à partir de jeudi, tandis que l’ICON allemand envisage des températures extrêmes entre 38°C et 40°C pendant plusieurs jours consécutifs. Dans cette phase aussi, des orages de chaleur à déclenchement orographique sur les Alpes et les Apennins sont attendus, généralement courts et isolés, avec de possibles franchissements occasionnels vers les plaines.
Les perspectives pour les prochaines semaines
La vague de chaleur n’a pas de cadre temporel net: des températures supérieures à 30°C au Centre-Nord se mesurent déjà dès la moitié de juin, et les projections ECMWF indiquent une chaleur persistante au moins jusqu’aux premiers jours de juillet, sans perturbations majeures ou refroidissements notables en vue. Les modèles s’accordent, de manière inhabituellement convergente à moyen terme, pour exclure des changements de circulation: le doute n’est pas de savoir s’il fera chaud, mais jusqu’à quel point il le fera. Même sans atteindre des records absolus, on se dirige vers une vague de chaleur qui pourrait entrer dans l’histoire par sa durée.