Bébé orang-outan orphelin sauvé de la captivité

Du haut de ses seulement 18 mois, Jack, l’orang-outan, a passé une grande partie de sa vie en captivité. Plutôt que de grandir dans la forêt sous les soins de sa mère, il a été détenu illégalement comme animal de compagnie familial, confiné, attaché et privé des comportements naturels essentiels à son espèce.

Jack, jeune orang-outan qui a passé une grande partie de sa vie en captivité, est libre désormais.

En décembre, The Orangutan Project, en collaboration avec ses partenaires, a sauvé Jack et l’a transféré vers son Centre de Sauvetage BORA dans l’Est du Bornéo, en Indonésie. Au moment du sauvetage, une lourde chaîne était enroulée autour de son cou, et il était confiné dans une petite caisse en bois, à deux mètres du sol. La chaîne et les cordes utilisées pour le retenir avaient provoqué une profonde plaie ouverte sur son cou, qui devenait nettement visible lorsqu’il était suspendu à l’envers.

Les orangs-outans figurent parmi les espèces les plus intelligentes de notre planète, avec des capacités cognitives et émotionnelles fortes. En conséquence, ils éprouvent profondément le chagrin, le stress et la perte. À un âge aussi tendre, Jack a subi un traumatisme psychologique important. Il lui faudra désormais une longue période de rétablissement, tant sur le plan physique qu’émotionnel, des séquelles de sa vie précoce.

À présent, au Centre de sauvetage situé dans l’Est du Kalimantan, en Indonésie, Jack est en sécurité et bénéficie de soins complets. Sa plaie au cou guérit bien, et il a subi des examens médicaux complets. Il se nourrit régulièrement et présente des signes positifs de bonne santé générale. Une fois qu’il aura terminé sa quarantaine et reçu l’accord médical, il sera présenté à d’autres jeunes orphelins dont nous avons la charge. Ses soignants le décrivent comme doux, curieux et joueur, comportements typiques d’un jeune orang-outan lorsque l’environnement est sûr.

Dans les mois à venir, Jack entamera un long processus de réhabilitation qui s’étalera sur de nombreuses années. Il commencera l’école de la jungle, apprenant tout ce que sa mère lui aurait enseigné dans la nature. Dans un cadre forestier sûr, les nourrissons comme Jack peuvent vivre l’expérience de la forêt, interagir avec d’autres orangs-outans, acquérir des compétences essentielles de survie et développer leur confiance et leur autonomie.


Orangutan babies like Jack are sold in the illegal wildlife trade and kept in captivity as family pets.

L’histoire de Jack, bien que bouleversante, n’est pas rare. Le braconnage et le commerce illégal d’animaux sauvages demeurent une menace majeure pour l’espèce des orangs-outans, aujourd’hui Critiquement Menacée. Les mères orang-outan sont souvent mises en danger par le défrichement des terres, et tuées pour leurs bébés. Les bébés sont vendus sur le marché noir comme de « jolis » compagnons familiaux. Dans la nature, les nourrissons orang-outan restent dépendants de leur mère bien au-delà de huit années. Leur retrait de cet environnement naturel a des conséquences dévastatrices, non seulement pour les individus mais pour la survie à long terme de l’espèce.

Au Centre de Sauvetage BORA, The Orangutan Project réhabilite les orangs-outans sauvés afin qu’ils puissent finalement retourner à la vie sauvage. Lorsqu’ils sont prêts, les orangs-outans réhabilités sont relâchés dans des zones forestières protégées, où ils vivent de façon autonome, se reproduisent, élèvent leurs jeunes et contribuent à la survie de leur espèce.

Plus sur le sujet : Au-delà du sauvetage : la réhabilitation intensive des orangs-outans sauvés et orphelins

Ceci est une collaboration avec les partenaires COP du The Orangutan Project, et le Ministère Indonésien des Forêts. Découvrez-en davantage sur le travail du The Orangutan Project et comment vous pouvez aider ici. Votre soutien aidera à fournir nourriture, médicaments, soins experts et forêts sûres pour les orangs-outans sauvés et orphelins comme Jack afin qu’ils retournent à la forêt, où ils appartiennent.

Astrid Ménard

Astrid Ménard

Formée au journalisme et à l’éthique environnementale, j’écris pour dakorsen.com pour donner une voix à celles et ceux qui, partout en France et ailleurs, œuvrent pour la défense du vivant. À travers mes enquêtes et mes reportages, je cherche à éclairer les enjeux cachés de la crise écologique et à raconter des trajectoires de résistance et d’espoir.