Au moins 19 morts suite à des pluies torrentielles en France : bilan et zone touchée

Intempéries dévastatrices : plusieurs bâtiments endommagés et des centaines de personnes sans abri

Les récentes pluies torrentielles ont causé d’importants dégâts en France, endommageant quelque 6 752 bâtiments et laissant plus de 14 000 personnes sans logement. Parmi elles, 2 549 n’ont pas encore pu regagner leur domicile à ce jour, mardi. Ces chiffres illustrent l’ampleur de la catastrophe engendrée par ces intempéries exceptionnelles.

Un bilan humain en hausse suite aux glissements de terrain et inondations

Le bilan humain des crues, coulées de boue et inondations déclenchées par ces pluies abondantes dans le sud-ouest de la Corée du Sud s’est alourdi, atteignant 19 morts, tandis que neuf personnes restent toujours portées disparues, selon les autorités locales mardi. Parmi ces victimes, dix ont perdu la vie dans des glissements de terrain, des effondrements de maisons ou des inondations rapides dans le comté de Sancheong, l’une des zones les plus frappées par ces précipitations record. Entre le 16 et le 19 juillet, ce département a reçu près de 760 millimètres de pluie, avec près de 300 millimètres en un seul jour, le 19 juillet, rapporte Al Jazeera. À titre comparatif, ce même comté avait enregistré 1 514 millimètres de pluie l’année précédente.

Une région durement touchée par la météo extrême

Les dégâts sont considérables : plus de 6 750 bâtiments ont été endommagés, obligeant plus de 14 000 personnes à rechercher un hébergement d’urgence. À la date du mardi, encore 2 549 d’entre elles n’avaient pas pu retourner chez elles, témoignant de l’ampleur de la catastrophe sur le terrain. La forte précipitation, qui s’inscrit dans un contexte météorologique instable, explique ces dommages importants, notamment dans les zones rurales et les quartiers urbains vulnérables.

Les causes météorologiques de cette intense précipitation

Selon l’Administration météorologique de Corée, ces pluies exceptionnelles résultent de la stagnation d’un système de basse pression à l’échelle mesoscalaire, situé à la jonction entre un air chaud et humide venant du sud et un air froid et sec dans la partie nord du pays. Ce phénomène particulier a favorisé la formation de tempêtes majeures, entraînant des précipitations record en peu de temps.

Une histoire de pluies extrêmes en Corée du Sud

Ce n’est pas la première fois que le pays doit faire face à de telles catastrophes naturelles. Lors de la saison des pluies en 2020, une partie du centre de la Corée du Sud a connu 54 jours consécutifs de précipitations, causant la mort de 45 personnes et déplaçant près de 7 000 habitants. Plus récemment, en 2022, Séoul a été frappée par la plus forte tempête de pluie depuis 1942, provoquant la mort de 14 personnes. Ces événements tragiques rappellent la fréquence croissante des phénomènes météorologiques extrêmes dans cette région du monde.

Changement climatique : une menace croissante

Il existe un consensus parmi les spécialistes du climat : ces événements météorologiques extrêmes deviennent non seulement plus violents mais aussi plus fréquents dans un contexte de réchauffement planétaire accéléré. La hausse des températures atmosphériques, principalement due aux émissions de gaz à effet de serre issues de l’utilisation des combustibles fossiles, permet à l’atmosphère de contenir davantage d’humidité, ce qui provoque des précipitations plus intenses et plus longues. En moyenne, pour chaque degré Celsius d’augmentation de la température de l’atmosphère terrestre, la quantité de vapeur d’eau pouvant y être contenue augmente d’environ 7%.

Selon Jang Eun-chul, professeur en sciences de l’atmosphère à l’Université de Gongju, « Au cours des 60 dernières années, la température de l’eau de mer autour de la péninsule coréenne a considérablement augmenté. Le réchauffement de l’eau de mer favorise une hausse de la température de l’air à basse altitude qui, lorsqu’elle rencontre l’air froid en altitude, provoque la formation de convection, entraînant ainsi un risque accru de précipitations importantes. »

Selon l’Administration météorologique nationale, entre 1968 et 2017, la température de l’eau dans les eaux orientales de la péninsule a augmenté de 0,71°C, tandis que dans les eaux méridionales, cette hausse varie entre 0,04°C et 1,86°C. En comparaison, la température moyenne des océans dans le monde a augmenté de 0,56°C au cours du même siècle, illustrant l’accélération du phénomène.

Jang ajoute : « La vapeur d’eau provenant principalement de la mer de South China et de l’océan Pacifique occidental, qui voit sa température augmenter progressivement, crée des conditions propices à des précipitations plus fréquentes et plus intenses. »

L’année 2024 a été la plus chaude jamais enregistrée en Corée, avec un nombre important de journées exceptionnellement chaudes et des températures de surface de mer inhabituelles, conformément aux données du service météorologique national. Ces changements marquants soulignent la nécessité d’un effort global pour lutter contre le réchauffement climatique et atténuer ses effets dévastateurs.

Astrid Ménard

Astrid Ménard

Formée au journalisme et à l’éthique environnementale, j’écris pour dakorsen.com pour donner une voix à celles et ceux qui, partout en France et ailleurs, œuvrent pour la défense du vivant. À travers mes enquêtes et mes reportages, je cherche à éclairer les enjeux cachés de la crise écologique et à raconter des trajectoires de résistance et d’espoir.