Actualités climatiques de la semaine – Avril 2026 (Semaine 2)

Ce récapitulatif hebdomadaire vous apporte les principales actualités climatiques des sept derniers jours, y compris un rapport majeur examinant des sources négligées et émergentes de microplastiques et la reclassification de deux espèces antarctiques sur la Liste rouge des espèces menacées de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

1. Manchot empereur et phoque antarctique à fourrure rétrogradés à « En danger » en raison du changement climatique

Deux espèces antarctiques – le manchot empereur et le phoque antarctique à fourrure – ont été rétrogradées au statut de « En danger » sur la Liste rouge des espèces menacées, source d’information mondiale la plus complète sur le statut de conservation des espèces animales, fongiques et végétales.

L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), autorité mondiale sur l’état du monde naturel qui dresse la liste, a annoncé cela jeudi. Elle a déclaré que le dérèglement climatique est la principale raison de cette reclassification.

Le manchot empereur a été rétrogradé du statut « Quasi menacé » à « En danger », sur la base de prévisions indiquant que sa population pourrait être divisée par deux d’ici les années 2080 en raison des changements apportés à la banquise. Parallèlement, le phoque antarctique à fourrure est passé du rang de « Préoccupation mineure » à celui de « En danger », à la suite d’une diminution d’environ 50 % de sa population entre 1999 et 2025 provoquée par une réduction de la disponibilité de nourriture.

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2. Formules pour nourrissons, peintures, implants mammaires : rapport met en lumière des sources « négligées », « émergentes » d’exposition aux microplastiques

Un nouveau rapport majeur révèle l’étendue stupéfiante de l’exposition quotidienne aux microplastiques, décrivant une « tempête de microplastiques » inévitable provenant d’une variété de sources jusqu’ici ignorées et récemment identifiées.

Les chercheurs ont cartographié les émissions de microplastiques selon cinq catégories : sources extérieures, environnements intérieurs, produits pour enfants, soins de santé et soins personnels, et nourriture et boissons. Ils décrivent les microplastiques comme des polluants « omniprésents, abondants, invisibles, porteurs d’un mélange chimique… se cachant dans chaque recoin de nos vies, dès avant la naissance ».

Le rapport, commandé par la Plastic Soup Foundation, une fondation néerlandaise, passe en revue plus de 350 études évaluées par des pairs examinant l’exposition humaine aux microplastiques afin de constituer une base de données complète sur les sources de ces polluants.

Si certaines sources sont évidentes, comme les aliments et boissons conditionnés dans des emballages plastiques, d’autres sont parfois négligées. Dans les milieux cliniques, par exemple, les outils même utilisés pour sauver des vies introduisent involontairement du plastique dans le corps humain.

L’environnement domestique présente ses propres défis, car des produits infantiles courants tels que les briques de construction et les tapis de jeu libèrent continuellement des particules de PET, de PVC et de polypropylène dans l’air et dans la poussière au sol. Parce que les enfants inhalent une quantité d’air proportionnellement plus élevée par rapport à leur poids corporel et passent plus de temps en contact avec la poussière déposée, leur exposition proportionnelle est nettement plus élevée que celle des adultes.

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3. Des températures marines quasi record en mars ouvrent la voie au retour du Niño et à une année anormalement chaude

Les températures de surface de la mer ont de nouveau approché des niveaux historiques en mars, ouvrant la voie au retour d’un phénomène climatique chaud connu sous le nom de Niño plus tard cette année.

La température moyenne de la surface de la mer le mois dernier s’élevait à 20,97 °C, soit la deuxième valeur la plus élevée enregistrée pour ce mois, selon le bulletin mensuel du Service climatique Copernicus (C3S) de l’Union européenne publié vendredi. Le observateur climatique a indiqué que cela reflète « une transition probable vers des conditions El Niño ».


Daily sea surface temperature (°C) averaged over the extra-polar global ocean (60°S–60°N) for 2023 (yellow), 2024 (orange), 2025 (red) and 2026 (dark red).

Plusieurs centres climatiques, dont l’Administration nationale océano­graphique et atmosphérique (NOAA) et d’autres, ont déclaré le mois dernier que El Niño est susceptible de se former au cours des mois d’été et de persister jusqu’à la fin de 2026, avec une probabilité d’un tiers qu’il devienne « fort » durant les mois d’hiver.

Histoire complète ici.


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Astrid Ménard

Astrid Ménard

Formée au journalisme et à l’éthique environnementale, j’écris pour dakorsen.com pour donner une voix à celles et ceux qui, partout en France et ailleurs, œuvrent pour la défense du vivant. À travers mes enquêtes et mes reportages, je cherche à éclairer les enjeux cachés de la crise écologique et à raconter des trajectoires de résistance et d’espoir.