Alors que la plupart des sessions des négociateurs à la COP30, à Belém, au Brésil, se tiennent à huis clos, l’art, qu’il prenne les formes de danse, de photographie, de sculpture, de poésie ou de peinture, est de plus en plus utilisé par les participants et les organisateurs pour engager leur public et faire émerger les voix des marginalisés.
Climate Elders, une exposition photographique mettant en lumière les voix et les portraits de personnes âgées vivant en première ligne face au changement climatique, a été lancée le 7 novembre et se poursuivra jusqu’au 31 décembre 2025. Réunissant les œuvres de photographes issus de plus de 21 pays, l’exposition révèle les expériences vécues par ces personnes âgées dont les vies et les moyens de subsistance sont remodelés par la crise climatique. Chaque portrait est accompagné d’un message personnel adressé aux dirigeants du monde – des réflexions intimes qui soulignent un appel commun à l’urgence, à la dignité et à l’inclusion dans les politiques climatiques mondiales. Après sa programmation au Musée d’Art Sacré de Belém, Climate Elders sera offert au musée.
Par ailleurs, le Pavillon Global Ethical Stocktake présente des poèmes liés au climat issus de sa série Dialogue, en Asie, en Océanie et en Amérique. Lors de plusieurs rassemblements du Global Ethical Stocktake, des poètes ont accompagné les discussions, écouté toutes les contributions et transformé les expériences, les idées et les émotions en créations originales.
« Le résultat est un enregistrement sensible de l’esprit de chaque dialogue, faisant de la poésie un langage émotionnel capable d’illuminer des dimensions de la crise climatique que la politique et la science ne parviennent souvent pas à atteindre », indique l’affiche des organisateurs.
« Au Pavillon GES lors de la COP30, les visiteurs trouveront cette interprétation artistique des dialogues régionaux tenus à Bogotá, Delhi, Sydney et New York, à travers les mots des poètes Rodolfo Ramírez Soto (Colombie), Parneet Kaur (Inde), Amanda Anastasi (Australie) et Alixa García (Colombie/États‑Unis), qui donnent une forme littéraire à l’urgence climatique et réaffirment le rôle de la culture comme une composante inséparable de la quête de justice climatique. »
Au Pavillon Indonésie, une danseuse vêtue d’une tenue traditionnelle se produit avant chaque session. Les thèmes du Pavillon Malaisie portent sur le récit et la fiction climatique ainsi que sur des sessions techniques. À l’extérieur du pavillon, les invités participent à un exercice de peinture mettant en valeur les styles artistiques malaisiens.