Ce récapitulatif hebdomadaire vous apporte les principales actualités climatiques des sept derniers jours, y compris les conclusions du dernier rapport de l’ONU sur l’État du climat mondial.
1. Niveaux record des mers, chaleur océanique et concentrations de CO2 en 2024 : un « appel au réveil » pour l’humanité, avertit l’agence météorologique des Nations Unies
Des concentrations atmosphériques de dioxyde de carbone parmi les plus élevées enregistrées en 800 000 ans, une chaleur contenue dans les océans à des niveaux records, des niveaux de mer atteignant des records, et des étendues de glace arctique les plus faibles jamais mesurées. Tel est le tableau sombre qui se dégage du nouveau rapport sur l’État du climat mondial publié par l’Organisation météorologique mondiale (OMM), lequel analyse les évolutions des tendances climatiques au cours de l’année 2024, la plus chaude jamais enregistrée.
Ces « signaux de détresse » constituent des « signes clairs » des effets des activités humaines sur notre climat et notre environnement, avec certains de leurs impacts jugés « irréversibles sur des centaines, voire des milliers d’années », conclut le rapport.
Les concentrations atmosphériques des trois principaux gaz à effet de serre qui réchauffent la planète — le dioxyde de carbone (CO2), le méthane et l’oxyde nitreux — ont atteint de nouveaux sommets en 2024, confirme le rapport.
Chacun des huit dernières années a établi un nouveau record pour la chaleur océanique, selon le rapport, 2024 affichant le niveau le plus élevé dans le registre d’observation de 65 ans. Le document ajoute aussi que le rythme du réchauffement des océans au cours des deux dernières décennies (2005-2024) est plus du double que celui observé sur la période 1960-2005.
Le niveau moyen des mers à l’échelle mondiale a également atteint son sommet depuis le début des enregistrements par satellite en 1993, progressant à un rythme deux fois plus rapide entre 2015 et 2024 par rapport à la période 1993-2002, passant de 2,1 mm par an à 4,7 mm par an.
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2. Des glaciers autrefois considérés comme « éternels » ne survivront pas au XXIe siècle, avertit l’ONU
Les glaciers se réduisent à un rythme alarmant : cinq des six dernières années ont connu le retrait le plus rapide, et la période 2022-2024 a enregistré les trois plus grandes pertes de masse glacière de l’histoire enregistrée.
Au cours des 18 dernières années, l’Arctique a affiché ses 18 étendues de glace de mer les plus basses jamais enregistrées, signe inquiétant pour la région, selon le rapport. De même, l’Antarctique a vécu ses trois plus basses étendues glaciales au cours des trois dernières années.
Les glaciers — distincts des calottes glaciaires continentales du Groenland et de l’Antarctique — ont perdu au total plus de 9 000 milliards de tonnes depuis le début des enregistrements en 1975, l’équivalent d’un bloc de glace de la taille de l’Allemagne et d’une épaisseur de 25 mètres, comme l’indique le Service mondial de surveillance des glaciers (WGMS). À ce rythme, l’organisation avertit que ce qui était autrefois surnommé la « glace éternelle » des glaciers pourrait disparaître au cours de ce siècle.
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3. Les phénomènes météorologiques extrêmes en 2024 ont entraîné le plus grand nombre de nouveaux déplacements depuis 2008
Des températures plus élevées constituent le moteur principal d’événements climatiques extrêmes plus fréquents et plus intenses, tels que les cyclones tropicaux, les inondations et les sécheresses à l’échelle mondiale. En 2024, ces phénomènes ont provoqué le plus grand nombre de déplacements enregistrés au cours des 16 dernières années, selon l’agence météorologique des Nations Unies.
Au total, 605 événements météorologiques extrêmes ont été recensés l’an dernier dans le monde, selon les données de l’Organisation météorologique mondiale (OMM). Environ 824 500 personnes ont été déplacées et environ 1 700 ont été tuées, tandis que 1,1 million de personnes auraient été blessées.
Parmi ces événements, 148 ont été classés comme « sans précédent » et 289 comme « inhabituels ». Un événement peut être rare ou inhabituel en termes d’ampleur, de localisation, de moment ou d’étendue.
Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), le principal organisme scientifique sur le sujet, les émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine ont entraîné une augmentation à la fois de la fréquence et de l’intensité de certains phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes depuis les temps préindustriels. Cela est particulièrement vrai pour les extrêmes de température.
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4. Plus de 400 athlètes olympiques appellent à une action climatique audacieuse de la part du prochain président du CIO
Cette semaine, à Costa Navarino, en Grèce, des membres du Comité international olympique (CIO) ont élu un nouveau président. Avant l’élection, des athlètes ont publié une lettre ouverte signée par 406 Olympiens provenant de 89 pays et représentant plus de 50 disciplines différentes. Leur demande ? Que le prochain président fasse en sorte que les Jeux restent viables pour les générations futures en plaçant la protection de notre planète comme priorité numéro un.
Les Jeux tels que nous les connaissons sont en danger, les conditions environnementales défavorables perturbant les compétitions et affectant les pays qui composent la famille olympique. Tempêtes récurrentes, inondations, sécheresses ou incendies de forêt réduisent les opportunités d’entraînement et modifient les taux de participation, en particulier pour les petites nations insulaires. Conscients de ces menaces croissantes sur l’entraînement, les calendriers de compétition et la performance, les athlètes ont été incités à signer cette lettre ouverte et à appeler le prochain président du CIO à prendre des mesures décisives pour que les Jeux restent accessibles et sûrs pour les générations à venir.
Le CIO porte avec lui une part de responsabilité lorsqu’il s’agit de lutter contre le changement climatique. L’empreinte carbone des Jeux est considérable, largement due aux déplacements des fans, des athlètes, des journalistes et des organisateurs, et représente près des deux tiers des émissions totales de CO2 associées aux Jeux Olympiques.
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