Les normes Corporate Average Fuel Economy, ou CAFE, obligent les constructeurs automobiles à atteindre une efficacité moyenne minimale sur l’ensemble des véhicules qu’ils vendent dans le pays, chaque année. Donald Trump a proposé de ramener ce seuil à 34 mpg d’ici 2031.
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Le président américain Donald Trump est en train d’annuler les normes fédérales d’efficacité énergétique instaurées sous l’ère Biden, une démarche qui affaiblira sensiblement les exigences liées au carburant pour des millions de véhicules à essence neufs.
Les normes d’économie de carburant CAFE, ou Corporate Average Fuel Economy, constituent des règles fédérales établies par le Congrès américain en 1975. Elles obligent les constructeurs automobiles à obtenir une efficacité énergétique moyenne minimale sur l’ensemble des véhicules qu’ils commercialisent dans le pays, chaque année. Au fil des années, elles ont été renforcées afin de maîtriser la pollution automobile et de réduire les émissions de gaz à effet de serre, qui, aux États‑Unis, proviennent principalement du secteur des transports.
À chaque constructeur est attribuée une norme moyenne d’économie de carburant à atteindre, exprimée en miles par gallon (mpg). Cette norme varie en fonction de l’emprise au sol des véhicules de la flotte. Si la moyenne annuelle de la flotte d’un constructeur ne parvient pas à atteindre la norme imposée, l’entreprise doit soit acquérir des crédits, soit s’acquitter d’une amende.
Le prédécesseur de Trump, Joe Biden, a actualisé le dispositif en 2024, en exigeant que la norme pour les voitures particulières et les camions légers soit relevée à environ 50 mpg d’ici 2031. En juillet, Trump a annulé l’amende associée aux infractions aux normes CAFE. Mercredi, il a annoncé qu’il ramènerait la norme à 34 mpg d’ici 2031.
Les experts avertissent que la remise à zéro des normes CAFE entraînera une augmentation des émissions et retardera la transition vers des véhicules plus propres. Ils prévenaient également que cela augmenterait les polluants émanant des pots d’échappement, tels que les oxydes d’azote, le monoxyde de carbone et les particules fines, contribuant à une détérioration de la qualité de l’air et à des problèmes respiratoires qui y sont associés.
« L’action de Trump alimentera l’usage dévastateur du pétrole par l’Amérique, tout en nous freinant dans la course technologique vers des véhicules plus propres face à des constructeurs automobiles étrangers », a déclaré Dan Becker, directeur de la campagne Safe Climate Transport du Centre pour la Biodiversité, selon le Guardian.